De la théorie aux applications scientifiques concrètes avec le Projet Atomique
Les cours de sciences et technologies de quelques centaines d’élèves de deuxième secondaire se sont transposés dans les locaux du Cégep de Rivière-du-Loup, le temps d’une demi-journée, le 1er avril. L’objectif? Leur proposer du concret et leur faire voir les multiples avenues professionnelles liées à ces matières, au-delà du fameux tableau périodique.
Durant quelques heures, les élèves ont eu droit à une incursion dans le milieu collégial. Au menu : des ateliers pratiques portant sur la pharmacie, les sciences de la nature, la biométhanisation et même l’automatisation et l’imprimerie 3D.
«Les élèves apprennent les sciences en secondaire 2, mais où est-ce que ça peut les mener par la suite? À plein de professions et métiers qui sont super intéressants et utiles», souligne Julie Bélanger, pharmacienne et enseignante au Cégep de Rivière-du-Loup.
Mme Bélanger a accueilli les élèves dans les nouveaux locaux du programme de Techniques en pharmacie. «Les élèves devaient piger des molécules de médicaments qu’ils connaissent, les trouver dans le laboratoire et répondre à différentes questions sur la structure chimique et les utilisations médicales», a-t-elle raconté.
Vers 11 h, le groupe a aussi eu l’occasion de voir à l’œuvre un «pilulier» déguisé en distributeur de Skittles, avec Jérôme Frédéric Bouchard, technicien en travaux pratiques au fablab. Ce dernier leur a expliqué la technologie et le codage derrière son fonctionnement. Il a aussi été question de conceptions de plan et d’imprimerie 3D.
L’activité a été appréciée des élèves, au-delà des sucreries distribuées. «J’étais déjà intéressé par les sciences et je savais que je voulais me diriger vers le domaine technologique, mais j’ai trouvé intéressant de voir aujourd’hui toutes les options disponibles», a partagé Harry Lévesque qui a salué l’aspect tangible de la journée.
«J’ai aimé l’activité où on a extrait l’ADN d’une fraise. C’était vraiment intéressant de sortir de la classe et de vivre une 91Porn expérience», a renchéri Alice Roy qui ne cache pas un intérêt pour la biologie.
Harry Lévesque. Photo : Émile-Olivier Desgens
LUDIQUE ET PRATIQUE
Le Projet Atomique, de son nom, est né d’une collaboration entre l’École secondaire de Rivière-du-Loup, le Cégep de Rivière-du-Loup et le Centre de service scolaire. L’idée est de donner du sens à l’apprentissage théorique, mais aussi d’offrir aux jeunes un premier contact avec le milieu collégial.
«On voulait rendre ça le plus ludique possible et le plus pratique, a soutenu Pier-David April, conseiller en information scolaire et professionnelle au Cégep de Rivière-du-Loup. On aime que les élèves aient les deux mains dedans, qu’ils manipulent et qu’ils puissent être à même de faire des liens avec ce qui leur est enseigné.»
Pour certains élèves, l’occasion leur a permis de confirmer un intérêt déjà présent pour la science et les technologies. Pour d’autres, le coup de cœur a été moins là, ont-ils avoué avec candeur, mais la glace est brisée avec le Cégep, un environnement qui peut être «potentiellement intimidant», mais qui s’est révélé être «très stimulant» où plaisir et apprentissages se côtoient au quotidien.
«Il n’est jamais trop tôt pour explorer. D’aller vivre un stage, une expérience comme celle-ci, d’être en action, ça fait une différence pour les élèves. C’est important qu’ils puissent vivre ça avant de s’orienter», a renchéri Claudia d’Auteuil, conseillère d’orientation à l’ÉSRDL.
Au cours des prochains jours, les élèves feront un retour sur les notions abordées en classe avec l’enseignante Liza-Marie Claveau qui a été au cœur de la planification de cette journée. Julie Massé-Morneau, conseillère pédagogique au CSS de Kamouraska–Rivière-du-Loup y a aussi fortement contribué.
Fort d’un beau succès, le Projet Atomique pourrait être de retour dès l’an prochain.
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