Les membres du SFPQ à la Sépaq votent en faveur de la grève générale illimitée
Les travailleurs de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq), membres du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), se sont prononcés à 88.8 % pour exercer des moyens de pression lourds pouvant aller jusqu’au déclenchement d’une grève générale illimitée au moment opportun. Le parc national du Lac-Témiscouata et celui du Bic, notamment, ne seront pas épargnés.
Parmi les points en demande de la part des travailleurs à la table de négociation: les iniquités de traitement, la flexibilité de gestion, la mobilité et la rétention du personnel, mais surtout la rémunération.
«Ce vote massif en faveur de la grève est un message clair: les augmentations de salaire proposées à la table de négociation sont inacceptables, elles couvrent à peine la hausse du coût de la vie. Le salaire moyen d’une personne employée de la Sépaq se situe entre 16 et 17 $/heure, alors que le salaire minimum qui sera en vigueur au Québec en mai prochain sera de 16,10 $/heure. Comment la Sépaq peut-elle prétendre qu’elle veille sur son monde si son personnel n’est pas en mesure de boucler son budget? Il est temps pour nos membres de hausser le ton», indique le président régional, Nicolas Gauthier.
Au cours des prochains jours, le syndicat annonce que des moyens de pression et des actions de visibilité débuteront dans les établissements suivants: Lle parc national du Lac-Témiscouata, le parc national du Bic, L’auberge de montagne Chic-Chocs, l’auberge Port-Menier, le Gîte du Mont-Albert, le parc national de l’île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé, le parc national de la Gaspésie, le parc national de Miguasha, la réserve faunique de Matane, la réserve faunique de Rimouski, la réserve faunique de Port-Daniel, la réserve faunique de Port-Cartier-Sept-Îles, la réserve faunique des Chic-Chocs et Anticosti.
«Le gouvernement Legault refuse toujours d’offrir le rattrapage obtenu par l’ensemble du secteur public en 2023. La CAQ doit cesser de mettre des bâtons dans les roues à la négociation si on souhaite en arriver à un règlement durant les prochaines semaines et éviter un conflit de travail. Nos membres sont des passionnés qui ne souhaitent pas que les activités de pêche, de chasse, de camping et plein air des Québécoises et des Québécois tombent à l’eau, mais leur précarité financière est en jeu. N’oublions pas que la très grande majorité de nos membres occupent des emplois saisonniers et qu’ils sont parmi les plus bas salariés de l’appareil gouvernemental québécois!», rappelle le porte-parole syndical.
La convention collective pour quelque 2 500 travailleuses et travailleurs de la Sépaq dont 508 dans la région Bas-Saint-Laurent, Côte-Nord, Gaspésie et les Îles est échue depuis plus d’un an, soit le 31 décembre 2023.
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